Interview de yolette Etienne ActionAid Haiti

Vendredi, 3 août 2018
Rosa M Tristan

« En Haïti, nous avons besoin de construire une société civile forte, mais chaque petit mouvement nous remplit d’espoir »

yolette

Haïti est au bord d’une grave crise sociale. Les dernières mobilisations dans le pays, suite à une hausse des carburants, a mis en une brete le gouvernement du président Jovenel Moise, dont le premier ministre a dû démissionner. La cause : une hausse des carburants qui ont affecté la vie dans un endroit où l'on vit plus longtemps que la limite. Voilà une autre occasion de raviver des liens pour la relance des bases d’un mouvement démocratique qui se termine avec des décennies de corruption, de détérioration sociale et environnementale et de caractère intrusif des institutions internationales et d’autres pays dans leurs politiques. Une des personnes qui connaissent le mieux la réalité haïtienne est Yolette Etienne, chef d’Action aide Haïti et spécialiste en relations internationales, d’urgence et développement. Solidarité de l’Alliance fait partie d’Action Aid International depuis juin dernier et a travaillé en Haïti depuis 2008. L’entrevue a lieu par Skype, peu de temps après les manifestations qui ont abouti à une vingtaine de morts.

El prestigio de las ONGs está muy ‘tocado’ en Haití tras algunos casos, pero sin embargo el país depende de la ayuda internacional. ¿Cambiará esto algún día?

Efectivamente, vivimos en la ‘república de las ONGs’. En realidad, este proceso ha evolucionado con el tiempo. Durante la dictadura de Duvalier y tras su caída teníamos pocas ONGs internacionales, entre las que algunas de las más conocidas se centraban en el apoyo a la construcción de la democracia; para ello se apoyaban en organizaciones locales. Fue con el terremoto de 2010 cuando hubo una auténtica invasión de ONGs extranjeras que, en general, obviaron a estas organizaciones locales. Aquello fue muy grave porque frenó el empoderamiento local, las debilitó, y además se hicieron cosas sin tener en cuenta el contexto del país. Fue uno de los factores de que las conquistas de consolidación social de los años 80 no se concretaran en un cambio del espacio político. Y así llegamos a las elecciones que ganó el cantante Michel Martelly. La corrupción con Martelly fue tremenda, pero la sociedad civil ya estaba dividida y la oposición debilitada. En 2017, el cambio tampoco ha llegado con el presidente Jovenel Moïse, pues es de la misma familia ideológica y está implementando sin matices una política que profundiza la brecha social. Así que aún tenemos el reto de reconstruir esas organizaciones locales haitianas y contar con ellas para que el cambio tenga lugar, porque no va a venir de los partidos de arriba.

En ese contexto desmotivador ¿Cómo se ha fraguado la movilización que ha tenido lugar en junio?

Desde que el presidente Moïse llegó al poder [febrero 2017], ha habido varios acontecimientos que han generado tensión social. Uno tuvo lugar al presentarse los presupuestos nacionales, en septiembre pasado, porque se recogía un fuerte aumento de los impuestos que afectaba a la población más pobre, y justo cuando la ayuda internacional disminuía. Hubo muchas manifestaciones. Fue un momento de consolidación de los sindicatos, sobre todo del sector textil, que por ahora es muy fuerte en Haití. Los obreros pedían un aumento del salario mínimo, que es de 5 dólares al día. Con ese dinero es imposible sobrevivir, pero no consiguieron resultados y sus manifestaciones son sistemáticamente reprimidas. En Haití, el textil se potenció con la Ley Hope que aprobó Estados Unidos para liberalizar el comercio entre ambos países en este sector. Aquello atrajo a empresas de toda América Latina y Asia a Haití, que utilizan socios haitianos para beneficiarse de las exportaciones a la potencia del norte pagando una miseria a los empleados. Y el último revulsivo fue el anuncio del aumento de los combustibles entre un 31% y un 51%, este último para el queroseno, que es lo que utilizan las familias para tener luz donde no hay electricidad. Se desató el caos de nuevo.

Ce qui a de la présente décision être dû ?

Car en mars de cette année, Moise déjà rencontré avec le FMI est venu parler il avait exigé pour libéraliser les prix de diesel et de l’électricité, ce qui signifie en les augmentant. Dans le but d’éviter les manifestations, il a été décidé d’annoncer la montée de la journée à jouer le Brésil en Coupe du monde. En Haïti il y a grand intérêt et la pensée que tout le monde verrait le parti et qui s’est tenue la victoire brésilienne, donc ils ont profité de ce moment. Mais le Brésil perdu et retrouvé sur la population. Que le 6 juillet, ils ont commencé à mettre des barricades dans tous les quartiers, gravure de roue, bloquant des milliers de personnes dans la capitale et d’autres villes. Il a été un mouvement spontané. Le lendemain, après le discours du premier ministre annonçant que les mesures n’a pas changé, a commencé les grandes manifestations pour attaquer les magasins, bureaux publics, incendie de véhicules... Que dures deux jours, mais une vie normale ne pourrait pas réactivée jusqu’au mardi 10 juillet. Relance gasoil touchées aussi ceux qui utilisent les transports en commun ou de manger du riz à être porteur d’un côté à l’autre et qui est également exhortée. Cela a été le dernier moment clé de mobilisation dans laquelle la population a montré leur dégoût avec le gouvernement, bien qu’au hasard.

Tu peux que c’est un gouvernement ayant échoué ?

Il est clair qu’il a été élu par une population très petite et qu’il n’a pas apporté de tout changement. Regardez le changement de caravane qui a organisé pour découvrir le pays. En son temps, brace a déclaré qu’il était pour revitaliser le secteur agricole, mais il lancé sans argent et finalement s’est tourné vers la Banque interaméricaine de développement (BID) et d’attirer des fonds d’autres ministères, tout cela sans une stratégie et, qui pis est , sans résultat. Il a dépensé de l’argent qu’il n’y rien de plus que pour les riches gagner plus en achetant des équipements coûteux, mais sans expliquer comment ils allaient pour améliorer les conditions des petits agriculteurs. Également définir un budget pour le Parlement qui est comme le budget de la santé du pays, un Parlement, soit dit en passant, où tous les membres de partis obtiennent avantages parce qu’ils mettent la pression sur le gouvernement de nommer des directeurs généraux, ambassadeurs... Un autre exemple est ce qui s’est passé avec Pretrocaribe. Il est scandaleux que le président s’oppose à da fraude rapports de suivi et savoir où sont passés les 3000 milliards de crédit flexible offert Venezuela tandis que dura l’approvisionnement en pétrole de ce pays. Poids de tout, la faiblesse, la déception de la population envers les politiciens, la faiblesse de l’opposition et de diviser le secteur démocratique est ce qui donne la force à ce gouvernement sans vision du développement et l’amélioration de la situation de la population.

Y a-t-il un risque d’un soulèvement qui a lieu ces mois au Nicaragua ?

Si le gouvernement ne prenne aucune mesure pourrait arriver à quelque chose comme, mais comme je le disais, la société civile est faible. Ce soulèvement maintenant a été spontanée, sans avoir en retour un espace pour construire une force démocratique. Récemment, nous avons réuni 20 organisations de paysans, femmes, travailleurs, organisations des différents départements, probablement comme les autres tentatives de regroupement, dans le but de créer cet espace. Comme Action aide Haïti nous aider ce type de réunions parce que nous croyons qu’ils sont positifs pour le pays. Le dernier appel à la grève générale le 30 juillet, a eu aucune incidence, car il est devenu rapidement. Maintenant, si le gouvernement dicte une mesure destinée à la population, vous pouvez supporter et ne devienne pas un autre conflit comme le nicaraguayen. D’autre part, en tant qu’ONG aussi nous devons insister aux institutions comme le FMI afin qu’ils cesser de faire pression sur Haïti sur le plan économique et soutiennent le dialogue démocratique.

Y a-t-il espoir pour Haïti ?

Bien sûr il y a de lui. Chaque fois qu’il y a une petite lumière, les Haïtiens ont espoir pour notre avenir. Il existe de nombreuses initiatives en cours dans mon pays, ce qui se passe est que pas ils articulent global d’augmenter le développement. Il n’y a aucune position dans l’élite pour briser le cycle de la misère d’un peuple qui ne s’arrête jamais de combat, mais oui, que vous pouvez voir qui font face à des pratiques récurrentes et désespérées des dirigeants politiques, le peuple haïtien a toujours montré qu’il ne renonce pas et qu’il est e n à la recherche d’espoir. C’est la leçon des 6 et 7 juillet.


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