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Bernardo Caal: emprisonné pour défendre l'environnement


Bernardo Caal est détenu depuis déjà presque 2 ans dans l’une des prisons les plus dangereuses du Guatemala pour avoir demandé à ce que le peuple indigène Q’eqchi’ ne soit pas dépouillé de ses rivières sacrées. Pensez-vous que la défense de l’environnement est illégale ? Demandez à l’état du Guatemala la #LibertéPourBernardo!

Actualisation: 25 novembre 2019

Bernardo Caal, leader indigène q’eqchi’, a été emprisonné à Cobán, au Guatemala, pour avoir dénoncé l’illégalité des autorisations de licences environnementales et les concessions pour la construction de mégaprojets hydroélectriques comme OXEC y RENACE (le groupe Cobra, entreprise de Florentino Pérez, ayant participé à plusieurs phases de la construction de ce dernier). Ce projet a paralysé la rivière Cahabón sur près de 30 kilomètres, affectant ainsi 29 000 indigènes.

Pour la population indigène, les rivières sont sacrées et leur vie communautaire s’articule autour d’eux. Bernardo a dénoncé à maintes reprises le manque de consultations préliminaires auprès la population et l’impact environnemental sur la rivière Cahabón.

«Si la centrale hydroélectrique avait été construite pour donner de l’électricité à tous les guatémaltèques, si nous payions un prix symbolique, s’ils nous avaient consultés, peut-être qu’il serait possible de l’accepter. Mais prenez l’exemple de Chixoy», dit-il, faisant référence à la plus grande centrale construite au Guatemala. Celle-ci fut construite en 1982 et les cinq milles habitants de la zone d’influence ne reçurent l’électricité qu’en 2014.

Et c’est pour réclamer ce droit que Bernardo Caal fut emprisonné (on lui a attribué des délits de vol aggravé et de rétention illégale) et confiné dans un centre de prévention pour hommes de Cobán Alta Verapaz, considéré comme l’un des centres carcéraux les plus dangereux du pays, dans des conditions inhumaines.

Qui est Bernardo Caal Xol?

L’instituteur qui s’est battu contre les centrales hydroélectriques OXEC et RENACE.

Caal Xol est un leader communautaire maya q’eqchi de 46 ans. Né en 1972 à Sepos Semococh, un village de la municipalité de Santa María Cahabón, dans la misère, c’est grâce à la grande ténacité qui le caractérise qu’il fit des études d’enseignement et qu’il devint professeur dans son propre village.

Pour lui, la défense des droits de l’Homme et de la Nature est une façon de vivre ; il ne recherche aucune attention particulière.

Après presque deux ans en prison, il continue son combat…

Défendre ses droits n’est pas un délit et c’est pour cela que le Ministère Public a poursuivi ses accusations de vol aggravé et de rétention illégale afin de le maintenir en prison. L’année dernière, il a été condamné à 7 ans de prison pour ces délits, qu’il n’a pas commis.

Tout le processus est rempli d’irrégularités. Les magistrats titulaires qui ne se présentent jamais aux audiences auxquelles ils sont convoqués ont commencé à nommer des remplaçants qui s’abstiennent afin de ne pas avoir à connaître l’affaire.

Cet entrelacs judicaire complexe place Caal dans une situation évidente de vulnérabilité judiciaire et personne n’est disposé à la retourner.

Pour Cal Xol, tout est clair: «Je suis un prisonnier politique qui se retrouve dans cette situation pour avoir dénoncé la confiscation des rivières, pour déclarer qu’ils les assassinent, pour faire connaitre le pillage du territoire du peuple Q’eqchi’»

Le système judiciaire guatémaltèque a clairement indiqué quelles étaient les conséquences pour ceux qui osaient défendre les droits de l’homme contre les intérêts politiques et économiques.

Que demandons-nous?

À Alianza por la Solidaridad, en collaboration avec Greenpeace España et Derechos a la Tierra Ya nous pensons que défendre les droits de l’Homme et les biens naturels n’est pas un délit et que Bernardo Caal ne devrait pas payer par des années de sa vie et par son intégrité physique (il est confiné dans l’une des prisons guatémaltèques les plus dangereuses du pays) pour dénoncer ces actes.

Aidez-nous à protéger les hommes et les femmes courageuses du monde, qui prennent de grands risques pour défendre nos droits.

Nous demandons à ce que l’Ambassade du Guatemala en Espagne réclame à son gouvernement la liberté du leader indigène et qu’il adopte des mesures urgentes pour protéger les défenseurs des droits de l’Homme face aux agressions et aux menaces qu’ils reçoivent pour défendre la terre, l’eau et l’environnement.

Aidez-nous à protéger les courageux!

Signez!

#LibertéPourBernardo #standwithdefenders #EstoyConQuienesDefienden

*Le cas de Bernardo Cal n’est pas une exception dans ce pays d’Amérique centrale. L’Unité de Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme au Guatemala (UDEFEGUA) a compté 328 agressions et délits à l’encontre d’activistes en faveur des droits de l’Homme entre janvier et octobre 2017. Le nombre total inclut 52 assassinats (45 des victimes étaient des femmes), 72 agressions contre des activistes en faveur de la défense des peuples indigènes et du territoire, 131 agressions contre des femmes et 30 contre des journalistes. De même, les organisations populaires et pour les droits de l’Homme ont présenté en mars 2017 un rapport à la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) à propos de la répression des communautés qui refusent la présence de grandes centrales hydroélectriques au Guatemala. Le document rapporte 103 ordres d’arrestations, 56 blessés, 36 emprisonnements, 25 détentions, 16 processus de criminalisation, 15 menaces et 11 assassinats.

Avec la collaboration de:

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